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mercredi 7 août 2019

Lucien le taquin

Ce matin, je ne trouvais plus ma montre. Fouille de fond en comble ma Dolorès, ne trouve pas... Cadeau d'un être cher, non ! il ne fallait pas... il ne fallait pas l'avoir perdue. Cherche, cherche encore. Tout à coup, j'y pense : c'est Lucien !
Voilà!


Ne vous inquiétez pas pour ma santé mentale, tout va bien. Juste un brin de folie!

mardi 6 août 2019

L'énergie de la jeunesse

Après 8 semaines de vie avec, par, dedans et en compagnie de Dolorès, mes muscles commencent à réclamer un peu plus de confort. Je ne suis plus capable de voir un magasin de matelas sans avoir envie de me précipiter à l'intérieur pour m'étendre sur l'un des nuages que l'on y expose. J'ai pourtant tout ce dont j'ai besoin et je suis relativement confortable sur mon matelas mousse de 4 pouces d'épaisseur. De quoi je me plains à côté de ces deux jeunes fringants !




Jérémie et Gabriel traversent le Canada à vélo. Ils sont partis de Montréal, chacun de leur côté. Jérémie est un montréalais, Gabriel vient de Barcelone. Ils se sont rencontrés en Ontario,  ils voyagent ensemble depuis. 

Je trouvais mes conditions de voyage assez minimalistes, imaginez les leurs ! Ils ont aimé mon " set up "(l'aménagement de Dolorès), sachez que je n'avais aucun désir de changer pour le leur! Ils ne sont d'ailleurs pas les premiers à être séduits par cet aménagement. Je vous le rappelle, tout le crédit va à Serge Trotéchaud.

C'est à Brooks, en Alberta, que je les ai rencontrés. Jusqu'à maintenant, de bonnes côtes à monter en Ontario, oui, mais jamais aussi difficile qu'un combat contre le vent des plaines. Des vents qui ont parfois atteint les 75 km/h! Épuisant! Prochain defi: les montagnes de l'Alberta. Destination Vancouver! Quel courage !

Bravo les gars!

Au fait, de quoi je me plains ?



vendredi 19 juillet 2019

Patrice ou la légèreté de l'être

Après Banff, je me suis dirigé vers Nelson (Colombie-Britanique) pour y rencontrer Amélie de l'Association des francophones des Kootenays Ouest (AFKO).  Je me suis arrêté à mi-chemin, à Cranbrook, pour une nuit dans un terrain de camping. Après souper, petite marche sur le terrain, comme j'ai l'habitude de le faire. Sur un terrain voisin, j'aperçois un homme assis à sa table de pique-nique et je remarque qu'à sa petite voiture est fixée une plaque d'immatriculation du Québec. Je m'approche en me disant que nous parlons probablement la même langue et que nous partageons sans doute ces quelques référents communs qui font que tout n'a pas besoin d'être dit... On se présente: Patrice, Guy...Guy, Patrice... et c'est parti! Rapidement, que des mots qui vont droit au but.

Patrice est un être totalement facinant pour l'homme plutôt sédentaire que je suis. Lui, c'est un nomade, un vrai! Il a fait le tour du monde en prenant le temps de s'imprégner des nombreuses cultures qu'il a rencontrées, il s'est gavé de ce qui est autre, de ce qui est différent, et il en est revenu transformé à jamais. Transformé et chargé de vie. Le paradoxe avec la vie, c'est que plus on en est chargée, plus on devient léger, volatil, presque impossible à contenir. Autant de vie, ça ne se loge pas facilement dans un milieu fermé. Besoin constant de voir l'horizon, besoin de partir, besoin de repartir. Partir avec peu, pour que l'expérience soit la plus totale possible. Je le rencontre aujourd'hui en Colombie-Britanique, et ce n'est pas la première fois qu'il y vient. Il trouve ici quelque chose qui y ressemble. La hauteur des montagnes, la vue au loin, probablement.

Pourquoi je vous parle de cette rencontre? Parce que pour faire ce voyage, j'ai besoin d'un peu de Patrice en moi. Un tout petit peu suffira. Je l'ai souvent dit, l'expérience que je vis actuellement est, de celles que j'ai vécues, l'expérience qui m'éloigne le plus de ma zone de confort.

On peut toujours puiser quelque chose de positif chez un être qui incarne le contraire de soi.

Salut Patrice!

Patrice, caméra à la main. Il étudie en photographie



vendredi 12 juillet 2019

Voisin gonflable

Voisin gonflable, vous connaissez cette expression? Elle fait référence à ces personnes (pas seulement un voisin, ce peut être aussi un ami, un membre de la famille, etc.) qui supportent très mal de ne pas posséder les mêmes choses que vous et qui souhaitent toujours en obtenir plus pour montrer qu'ils ont un avantage sur vous.

Eh bien voilà ! Parc Canada ne supportait pas que j'arrive dans l'un de ses parcs  avec Lucien* !

Lui, il est littéralement gonflable !

* Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas Lucien , je vous invite à lire l'article du 22 juin 2019 sur ce blogue.

Sachez que Lucien ne se laisse pas impressionner facilement!



dimanche 30 juin 2019

Prendre soin de Dolorès


Après plus de 3 500 kilomètres, Dolorès n’était tout simplement plus présentable ! Dans sa face, une beurrée de mouches qui ont violemment rendu l’âme. Un seul mot vous vient à l’esprit… eurke!

Elle mérite mieux que ça, ma Dolorès. Je lui dois tout, quand on y pense : elle m’amène là où je veux, elle m’abrite et, par surcroît, elle n’en séduit plus d’un grâce à son intérieur joliment aménagé. Pour vous dire, elle a même passé à la télévision!

Je lui ai donc fait moi-même sa toilette. Intérieur, extérieur, rien de trop beau! Elle a retrouvé son teint de lait, la voilà redevenue toute belle, toute coquette… Et elle se sent beaucoup mieux dans sa tôle! Toujours bon pour l’estime de soi...



Plus nous roulons ensemble, plus nous devenons de véritables complices, Dolorès et moi. Et Lucien (mon castor) se dit très heureux de vivre avec nous. Rare ménage à trois qui se vit sans heurts…


Guy

PS : pourquoi le nom « Dolorès »? Voyez la section « Bienvenue à bord ».

samedi 22 juin 2019

Lucien


Je ne vous ai pas encore parlé de Lucien. Lucien, c’est lui...


Il m’a été donné par une amie chère avant mon départ. Évidemment, il n’était pas baptisé lorsqu’elle me l’a donné; c’est moi qui l’ai appelé Lucien. 

Lucien, c’était mon père. Je l’ai toujours considéré comme une force tranquille, mon père. Besoin de ce genre de force pour traverser le Canada. Castor, Canada, vous pigez? Eh oui, souvenez-vous, le castor est l’emblème officiel du Canada. 

Toujours est-il que Lucien m’accompagne, jour après jour. Il est là, sur le siège du passager, discret. Il est un peu rebel cependant. Il refuse de porter sa ceinture de sécurité. Je l’ai forcé à l’enfiler, il se l'est mis sous la dent ! On n’apprivoise jamais complètement un castor…

Lucien est très heureux d'être ici, à Sudbury, la ville des gisements de nickel. Nickel, pièce de cinq cents, vous pigez? Qu'est-ce qu'on retrouve sur les pièces de cinq cents? Lucien !!!

Guy


vendredi 21 juin 2019

Éloge de la lingette


Chez les « vanneux » et les « campeux » minimalistes comme moi, il y a des incontournables. En voici un: la lingette humide. Moi, je ne pourrais pas m'en passer! Avis aux compagnies qui en fabriquent ou aux commerçants qui en vendent: publicité, commandites... ça m'intéresse! Vous et moi, nous pourrions faire des affaires en or !

Simplicité plus ou moins volontaire ! 😁

Guy 




mardi 18 juin 2019

Je roule, je roule


Je roule, je roule et devant moi ma vie se déroule
Fiori chante à tue-tête
Mes souvenirs frappent à la fenêtre
Je pleurs, je ris
Mon âme sourit
« Tiens! » se dit-elle «je suis en vie! »

samedi 15 juin 2019

Joanne, Michel, Keith


Ceux et celles qui me connaissent auront un petit sourire. Ils savent que j'ai le chromosome de la gaffe! En quittant mon terrain au camping Kittawa, à Limoges, j'ai  accroché avec ma voiture le cerceau de métal qui sert de foyer pour ces petits feux qu'on aime bien allumer lorsque vient la brunante. Une partie de l'aile de mon véhicule s'est décrochée. Évidemment, il ne pouvait être question d'envisager les prochains 15, 000 km avec une aile battante !



La mine basse, je décide d'aller déjeuner chez Stan's, le restaurant du camping. J'entre, Joanne  était au service. La veille, c'était elle aussi. J'y étais  allé pour utiliser le Wi-Fi....et prendre un thé! Joanne a beaucoup d'entregent. Un client entre au restaurant, elle l'accueille avec soin. Rapidement elle se nomme, rapidement elle établit un contact. 


Elle c'est Joanne. 

- « Bonjour Guy, comment ça va ce matin, as-tu bien dormi dans ta van?» 

Vous voyez ce que je veux dire quand je dis qu'elle est accueillante? Elle se souvient de ma petite histoire... D'ailleurs, hier, je lui ai parlé de mon blogue, aujourd'hui, elle m'apprend qu'elle a tout lu!

- « J'ai bien dormi Joanne, mais là, il vient de m'arriver une affaire plate ». Je lui raconte et lui demande: « connais-tu quelqu'un qui fait du body dans l'coin? 

- « Moi non » me dit-elle, « mais parle à ce monsieur-là au comptoir, il s'appelle Michel, lui y va te dire ça.»

Je vais voir Michel et lui raconte mon « affaire plate ». Michel me répond: « OK, ben tu vas aller mon fils Keith, pas loin là, y'a un garage, y va t'arranger ça pour que ça tienne » Il m'explique comment m'y rendre.

Je me rend au garage en question qui, devinez quoi, se nomme le Mike & Keith'garage. Je parle à Keith, lui explique mon « affaire plate ». Il regarde ça...« Ouin, plusieurs agrafes brisées, on pourra pas raccrocher l'aile, on va l'attacher temporairement. ». Deux ou trois ty-rap, ça tient! 

- J'te dois combien Keith?

- Rien

- Ben j'veux une photo d'abord.

Keith me regarde avec suspicion, il ne semble pas comprendre pourquoi un client veut le photographier! Je lui explique la belle affaire (l'affaire rouler franco).

-  Je vais parler de toi dans mon blogue.



Keith a l'air content. Pas autant que moi sûrement !

Lui c'est Keith.

Merci gens sympathiques de Limoges !

Guy






jeudi 13 juin 2019

Road trip : Romantique s'abstenir

Road trip: le rêve ! On aime bien voir le road trip de façon romantique. De belles rencontres, de beaux paysages, la vie libre quoi! Tout ça est vrai bien sûr! Mais il y a aussi quelques petits inconvénients. Non non, ne vous en faites pas pour moi, tout va bien... Mais sachez qu'on apprécie un road trip seulement si on sait composer avec les contraintes qu'il nous impose inévitablement. Si vous avez le sens de l'humour, une aptitude à ne pas trop paniquer, une capacité d'adaptation, un sens pratique, de la débrouillardise, de l'imagination, de l’entregent, de la souplesse et j'en passe... tout ira bien ! Si vous n'avez pas toutes ces aptitudes, soyez patient, je vous assure que vous les développerez!

Bon, voilà, je pars avec une batterie supplémentaire qui se recharge à même l'alternateur de mon véhicule. Une fois pleine, cette batterie spéciale peut maintenir mon frigo en marche durant deux jours sans même que j'aie besoin de rouler. Après deux jours, je dois rouler ou brancher ma batterie sur mon puissant chargeur qui, lui, la remet en forme très rapidement.  Première journée, je roule 300 km, et après quelques heures d'arrêt seulement, niet! plus d'électricité! Pas normal! Solution: terrain de camping avec électricité, utilisation du chargeur. Émotion: un ti peu de panique!

Le lendemain, même constat, la batterie ne se charge pas en roulant. Solution: faire un bon diagnostique. J'ai appelé Sylvain, conseiller chez Batterie Expert à Shawinigan. Excellente collaboration ! Sylvain a revu le schéma du système que nous avons mis en place, m'a téléphoné au moins 3 fois pour évaluer le problème avec moi et a identifié le problème. La solution m'appartenait ensuite: un p'tit tour chez Canadian Tire... du fil, des prises à fixer à chaque bout, des pinces, une clé, bref,  il fallait installer une mise en terre (un « ground » comme on dit en chinois) et, cela fait, tout s'est mis à fonctionner normalement. Émotion: fierté et joie !

Merci à ma petite cousine Chantale et à son conjoint Egan qui m'ont reçu à dîner à leur domicile ce jour-là (à Ottawa) et qui m'ont donné un petit coup de main pour tester les résultats de ma réparation. 

Je vous reviens avec d'autres petites histoires et des photos de gens bien accommodants.

À bientôt!

Guy